Un de ces soirs où les seules forces qu’il vous restent sont destinées à rêvasser en n’écoutant rien d’autre que le brouhaha des dernières voitures dans la rue. Destinées à vous préparer un petit plat sur le pouce, à déguster avec plaisir devant votre série préférée. Les souvenirs de la journée rejaillissent en forme .ai: une réunion de travail efficace, rendez-vous pris avec quatre graphistes pour un feu de joie propulsé par nos cours d’algo, et ce fou rire si bêtiot avec une de vos collègues tandis que vous graphouillez des bêtises sur votre iBook d’emprunt.
Cependant, dur de ne pas avaler votre panini de travers quand vous repensez, avec tristesse, à ces questions laissées consciemment sans réponses la veille, à ces messages vides de sens qui ponctuèrent une journée déjà fânée. Depuis des années, une question m’agrippe les sens et me tient parfois même éveillée la nuit:
un amour peut-il être un confident?
C’était étrange de soudainement me voir en dehors de ma peau d’étudiante, d’envisager les choses différemment. Etrange encore de sentir toute la force de ma liberté, cet infini champ des possibles.
Et pourtant, quelques pas en arrière à refaire, car tout prend du temps, finalement.









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